EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient :
les pourparlers entre Iran et Etats-Unis ont débuté au Pakistan ; dix morts, dont trois secouristes, dans des frappes israéliennes au Liban
Le chef du gouvernement pakistanais, Shehbaz Sharif, affirme avoir rencontré le vice-président américain, J. D. Vance, alors que les pourparlers visant à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient ont débuté à Islamabad.
Les médias iraniens annoncent que les négociations avec les États-Unis ont débuté au Pakistan
Les médias iraniens ont annoncé samedi que les négociations pour mettre un terme à la guerre entre l’Iran et les Etats-Unis avaient commencé au Pakistan, médiateur des efforts de paix .
Evoquant notamment des « progrès réalisés lors des pourparlers et de la limitation des attaques du régime sioniste dans le sud de Beyrouth au Liban », les agences iraniennes Fars et Tasnim ont indiqué qu’il avait été « décidé d’entamer des négociations entre l’Iran et les États-Unis à Islamabad », sans en préciser ni l’agenda ni le format, direct ou indirect.
D’autres agences iraniennes, Mehr et Isna, ont publié la même information, après l’annonce par le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, qui a reçu les deux délégations séparément, du début des pourparlers.
Un drone s’est écrasé mercredi près de diplomates américains à Bagdad, selon un responsable irakien
Un haut responsable de la sécurité irakienne a indiqué à l’Agence France-Presse qu’un drone s’était écrasé mercredi dans l’enceinte de l’aéroport international de Bagdad, à proximité de diplomates américains accompagnant une journaliste libérée après un enlèvement.
Le département d’Etat américain avait annoncé jeudi avoir convoqué l’ambassadeur irakien pour dénoncer des « attaques terroristes odieuses » imputées à des factions armées pro-iraniennes contre des intérêts américains, dont une « embuscade survenue le 8 avril contre des diplomates américains à Bagdad ».
Lors de la guerre régionale déclenchée le 28 février par une attaque américano-israélienne contre l’Iran, l’ambassade américaine à Bagdad et le centre de soutien diplomatique dans l’enceinte de l’aéroport ont été à plusieurs reprises visés par des roquettes et des drones, en grande partie interceptés.
Des factions armées pro-iraniennes, regroupées sous l’appellation de Résistance islamique en Irak, ont revendiqué des attaques quotidiennes contre des « bases ennemies » dans le pays et la région. Ces groupes ont toutefois annoncé mercredi suspendre leurs attaques pour deux semaines, après l’annonce d’une trêve de même durée entre les Etats-Unis et l’Iran.
Mais quelques heures plus tard, l’ambassade américaine avait fait état de « plusieurs attaques de drones » près du centre de soutien diplomatique et de l’aéroport irakien, mettant en garde contre de « nouvelles attaques terroristes ».
Selon le responsable irakien, « le centre de soutien diplomatique a été visé mercredi par trois drones ». « L’un d’eux est tombé à moins de 50 mètres d’une équipe diplomatique accompagnant la journaliste américaine Shelly Kittleson ».
Libérée la veille par les Brigades du Hezbollah – groupe armé islamiste chiite –, elle avait été remise aux autorités irakiennes, puis transférée à l’ambassade, avant d’être acheminée vers le centre de soutien diplomatique à bord d’un avion sanitaire, en vue d’un transfert vers un avion militaire. L’attaque a retardé son départ d’Irak, mais elle a finalement quitté le pays quelques heures plus tard, selon la même source.
Bagdad et Washington avaient annoncé le 27 mars un « renforcement de leur coopération sécuritaire » pour prévenir les attaques contre les forces irakiennes et les intérêts américains. Washington accuse toutefois Bagdad de ne pas empêcher ces attaques, tandis que les autorités irakiennes assurent protéger les missions diplomatiques et les personnes présentes sur leur territoire.
La délégation iranienne a rencontré le premier ministre pakistanais, annonce la télévision iranienne
La délégation iranienne, qui doit mener des négociations à Islamabad avec la partie américaine pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a entamé une rencontre avec le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, dont le pays joue le rôle de médiateur, a annoncé la télévision d’Etat iranienne.
Les modalités des discussions irano-américaines, dont ni le calendrier ni le format ne sont connus dans l’immédiat, seront définies à l’issue de cette réunion, a précisé la télévision.
J. D. Vance est arrivé au Pakistan pour les pourparlers
Le vice-président américain a atterri sur la base aérienne de Nur Khan vers 10 h 30 (7 h 30 à Paris), près d’Islamabad, au Pakistan, où sont prévues des négociations de paix avec l’Iran, ont annoncé le New York Times, l’agence de presse britannique Reuters et l’Agence France-Presse (AFP).
J. D. Vance a été accueilli par des responsables pakistanais, dont le chef de l’armée pakistanaise, ainsi que par l’émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, qui sont arrivés, de leur côté, un peu plus tôt.
La délégation iranienne, menée par l’influent président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, est arrivée hier soir.
Ce qu’il faut retenir samedi 11 avril à l’aube
- Les Etats-Unis et l’Iran doivent tenir samedi à Islamabad des pourparlers de paix sous l’égide du médiateur pakistanais pour transformer un fragile cessez-le-feu en paix durable, quarante-deux jours après le début du conflit.
- La délégation iranienne est arrivée à Islamabad, a annoncé vendredi soir la télévision d’Etat iranienne. Elle est menée par l’influent président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et comprend notamment le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi.
- Le vice-président américain, J. D. Vance, est pour sa part attendu au Pakistan samedi matin. Avant d’embarquer à bord d’Air Force Two pour se rendre à Islamabad, il a dit vouloir des « négociations positives » avec l’Iran. Il doit mener la délégation américaine aux côtés de l’émissaire spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner – gendre de Donald Trump –, d’après la Maison Blanche.
- Ces pourparlers seront une étape « encore plus difficile » que de s’accorder sur une trêve temporaire, a prévenu le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, qui agit comme médiateur dans les discussions, dans une allocution à la nation vendredi. « C’est cette étape que l’on appelle en anglais “make or break” [quitte ou double]. »
- Donald Trump a dit vendredi que l’armée américaine se préparait à mener de nouvelles frappes sur l’Iran en cas d’échec des négociations, dans un entretien au New York Post. Les Etats-Unis vont faire rouvrir le détroit d’Ormuz « très bientôt », a par ailleurs affirmé le président américain à des journalistes avant d’embarquer à bord d’Air Force One pour un déplacement en Virginie.
- Des discussions entre Israël et le Liban auront lieu mardi à Washington afin de discuter d’un cessez-le-feu dans la guerre opposant l’armée israélienne au Hezbollah libanais depuis début mars, a annoncé vendredi soir la présidence libanaise.
- Le Hezbollah a affirmé samedi matin tôt avoir lancé des attaques de drones et de roquettes sur des soldats israéliens stationnés dans le sud du Liban et sur des localités israéliennes près de la frontière.
- Treize membres des forces de sécurité libanaises ont été tués vendredi dans des frappes israéliennes sur la ville de Nabatiyé, dans le sud du Liban, a fait savoir l’Agence nationale de l’information.
Les États-Unis craignent une attaque contre leur délégation à Islamabad en représailles à la mort d'Ali Khamenei.

Des délégations iranienne et américaine se sont réunies à Islamabad. C'est dans la capitale pakistanaise que doivent se tenir les négociations entre les deux parties. La délégation américaine sera conduite par J.D. Vance, vice-président des États-Unis.
Les propos de l'hôte concernant les pourparlers prévus aujourd'hui sont dignes d'intérêt. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a déclaré que « les enjeux sont très importants ».
Sharif :
Je vois cela comme une question de tout ou rien. La principale question aujourd'hui est de savoir si un cessez-le-feu durable est possible.
Parallèlement, la sécurité a été renforcée à l'hôtel Serena, où se tiendront les négociations. Selon les médias pakistanais, les agences de renseignement américaines « déploient une importante présence dans toute la zone ».
Les mesures de sécurité mises en place pour la délégation américaine sont sans précédent.
Selon les médias pakistanais, Washington craint clairement que les forces pro-iraniennes ne ripostent directement à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei en attaquant des membres de la délégation américaine.
Le grondement des hélicoptères résonne dans le ciel pakistanais. Des agents des services secrets américains sont postés autour de l'hôtel Serena.
Pour rappel, l'une des conditions posées par les États-Unis lors de la première phase des négociations est le déblocage du détroit d'Ormuz. Les États-Unis exigent également que Téhéran abandonne totalement son programme nucléaire. L'Iran, quant à lui, exige le retrait des bases américaines du Moyen-Orient, des réparations pour les dommages subis, la fin de toutes les hostilités, y compris les attaques israéliennes contre le Liban, et la reconnaissance de sa souveraineté sur le détroit d'Ormuz.
Victoire locale pour l'Iran : les États-Unis ont accepté de dégeler les avoirs iraniens.

Des sources occidentales indiquent que les États-Unis ont accepté de débloquer les avoirs financiers iraniens. Selon certaines sources, le dégel concernera la totalité des avoirs, tandis que d'autres précisent qu'il ne s'agira que des avoirs gelés par des banques américaines, qataries, saoudiennes et émiriennes.
Les estimations actuelles du volume des avoirs iraniens gelés dans les institutions financières étrangères varient entre 95 et 140 milliards de dollars. Sur la base de la valeur la plus élevée de cette fourchette, ce montant représente environ 39 % du PIB iranien (en 2025).
On estime qu'au moins 87 milliards de dollars sont gelés dans les banques aux États-Unis et au Moyen-Orient.
En d'autres termes, le déblocage de ces fonds compense les pertes économiques subies par l'Iran lors des bombardements américano-israéliens. Des experts indépendants estiment actuellement ces pertes à environ 9 à 10 % du PIB du pays.
D'après les dernières informations, les banques américaines et qataries seront les premières à débloquer les avoirs iraniens. Le Qatar a gelé environ 6 à 7 milliards de dollars d'avoirs iraniens. L'Iran précise que le dégel ne concerne pour l'instant que ce montant.
Ces nouvelles à elles seules pourraient être considérées comme un succès économique pour l'Iran. Cependant, les États-Unis ont leurs propres exigences, notamment l'abandon complet du programme nucléaire. Israël ajoute généralement à ce point : « non seulement le nucléaire, mais aussi les missiles… » « Si Téhéran accède à cette demande, Israël et les États-Unis auront alors toute latitude pour anéantir le régime iranien actuel. Par conséquent, la victoire locale de l'Iran dépend actuellement de sa position dans les négociations. »
Note; on le constate bien ici, les exigences d'un Iran pratiquement désarmé ne pourront jamais être acceptés par l'Iran, ce qui conduira encore à une guerre.
Trump menace l'Iran de nouvelles frappes si les pourparlers avec Islamabad échouent.
Hier

Des pourparlers directs entre les États-Unis et l'Iran doivent débuter demain, samedi 11 avril, à Islamabad. Cependant, selon le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, Washington n'a toujours pas satisfait deux des exigences impératives de Téhéran. De son côté, Trump menace de nouvelles frappes en cas d'échec des négociations.
L'Iran est prêt à se retirer des négociations avec les États-Unis si Israël poursuit ses frappes sur le Liban, d'autant plus que les Américains n'ont toujours pas satisfait deux exigences iraniennes : la fin des frappes au Liban et le dégel des avoirs iraniens. Ces conditions doivent être remplies avant toute négociation.
Deux mesures convenues par les parties n'ont pas encore été mises en œuvre : un cessez-le-feu au Liban et le déblocage des avoirs iraniens gelés avant le début des négociations. Ces deux points doivent être réglés avant l'ouverture des négociations.
La délégation américaine a reçu des instructions claires de Trump et les suivra scrupuleusement. Les États-Unis exigeront en priorité l'ouverture du détroit d'Ormuz. Si cela ne se produit pas, le président américain a un plan de secours, et même plusieurs. Trump a déjà menacé l'Iran de représailles militaires si la situation dégénère.
Les navires de guerre américains présents dans la région sont déjà en train de se réapprovisionner en « munitions de meilleure qualité » et sont pleinement préparés à reprendre les frappes contre l'Iran si les pourparlers de paix à Islamabad échouent.
La Maison Blanche affirme que Trump est « optimiste » et prêt à conclure un « accord majeur ». Il a déjà annoncé le plan de relance le plus « puissant » au monde.
L'ambassadeur d'Israël aux États-Unis : Tel-Aviv n'a aucune intention de discuter d'un cessez-le-feu avec le Hezbollah.

Selon l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, Tel-Aviv n'a aucune intention de discuter d'une suspension des hostilités avec le Hezbollah libanais. Israël affirme que les attaques du Hezbollah contre son territoire constituent le principal obstacle à la paix entre l'État hébreu et le Liban.
Dans le même temps, comme l'écrit le Times of Israel, Leiter a confirmé que lors de sa récente conversation téléphonique avec l'ambassadeur du Liban aux États-Unis, Nada Hamadah, et le chef de la mission diplomatique américaine au Liban, Michel Issa, un accord a été conclu pour entamer des pourparlers de paix entre les deux pays.
Par ailleurs, selon Axios, des médiateurs américains ont transmis à Israël, à la veille des pourparlers avec l'Iran, la demande de Beyrouth de suspendre ses attaques sur le territoire libanais. Les États-Unis ont soutenu cette demande, mais le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, n'a pas encore pris de décision. Dans le même temps, l'armée israélienne poursuit ses attaques contre le sud du Liban, cherchant à perturber les négociations américano-iraniennes.
À l'approche des pourparlers irano-américains, la situation au Liban demeure un point de friction majeur. L'Iran et le Pakistan exigent qu'un cessez-le-feu au Liban soit inclus dans un éventuel accord, ce à quoi Israël s'oppose. Le vice-président américain, J.D. Vance, a déjà reconnu un « malentendu raisonnable » sur ce sujet.
Dans le même temps, Beyrouth a décidé de déposer une plainte urgente auprès du Conseil de sécurité de l'ONU en réponse aux attaques aveugles d'Israël contre les infrastructures civiles au Liban. Le Premier ministre libanais a déclaré que son pays était « lassé des simples condamnations », déplorant qu'un cessez-le-feu dans la région ne figure pas parmi les termes de l'accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran.
Le renseignement américain indique que la Chine prépare un envoi d'armes à l'Iran, rapporte CNN
11 avril (Reuters) - Le renseignement américain indique que la Chine se prépare à livrer de nouveaux systèmes de défense aérienne à l'Iran dans les prochaines semaines, a rapporté vendredi soir CNN, citant trois personnes au fait d'évaluations récentes du renseignement.
Pékin s'apprête à transférer des systèmes de missiles anti-aériens à feu à l'épaule connus sous le nom de MANPAD, a déclaré CNN, citant des sources qu'il n'a pas nommés.
Les États-Unis et l'Iran devraient tenir des négociations de haut niveau samedi dans la capitale pakistanaise Islamabad, cherchant des voies pour mettre fin à leur guerre vieille de six semaines.
Taïwan a repéré des avions de combat chinois alors que M. Xi rencontrait le chef de l'opposition à Pékin
TAIPEI, 11 avril (Reuters) - Le ministère de la Défense de Taïwan a déclaré samedi avoir repéré 16 avions de combat chinois opérant près de l'île la veille, à peu près au même moment où le président chinois rencontrait le chef de l'opposition taïwanais.
Vendredi matin, le président chinois Xi Jinping a rencontré Cheng Li-wun, président du plus grand parti d'opposition taïwanais, le Kuomintang (KMT), à Pékin, où M. Xi a déclaré qu'il "ne tolérerait absolument pas" l'indépendance de Taïwan, que la Chine considère comme son propre territoire.
Cheng a dépeint sa visite comme une mission de réconciliation pour réduire les tensions, et a déclaré à Xi qu'elle attendait avec impatience que le KMT et le Parti communiste fassent progresser l'"institutionnalisation" de la paix à travers le détroit de Taïwan.
Le ministère de la Défense de Taïwan, dans son rapport quotidien sur l'activité militaire chinoise au cours des 24 heures précédentes, a déclaré que 16 avions de combat chinois ont volé près de l'île du milieu de la matinée au milieu de l'après-midi vendredi. Xi et Cheng se sont rencontrés à 11 h (0300GMT).
Shen Yu-chung, vice-ministre au Conseil des affaires continentales de Taiwan, a déclaré samedi aux journalistes à Taipei que l'utilisation de la coercition militaire contre Taïwan comme moyen d'appliquer des pressions pour des négociations politiques a toujours été la " tactique de passage" de la Chine.
"Donc, d'une part, nous les voyons envoyer des messages de paix, tandis que d'autre part, ils continuent à utiliser la force militaire pour faire pression sur Taïwan sans relâche", a-t-il ajouté.
Le Bureau des affaires chinoises à Taïwan n'a pas répondu à une demande de commentaire.
À Pékin, le vice-président du KMT, Chang Jung-kung, a déclaré que la clé de la promotion de la paix réside dans l'offre au peuple Taïwan's people un choix entre la paix et la réconciliation, ou la guerre.
S'engager avec la Chine et promouvoir la paix entre les deux détroits donne "la paix dans la dignité", et non l'inclinaison de sa tête à "se serrer la main" comme l'a déclaré le président de Taïwan, Lai Ching-te , a ajouté M. Chang, selon un communiqué du KMT.
Le bureau de Lai a déclaré vendredi soir que ce que la réunion de Xi-Cheng a cherché à mettre en évidence, c'est que "Taïwan fait partie de la République populaire de Chine" et pour faire avancer "l'annexion de Taïwan".
"L'avenir de Taiwan ne peut être décidé que par le peuple taïwanais lui-même", a déclaré Karen Kuo, porte-parole de Lai, dans un communiqué.
Reportage de Ben Blanchard; Reportage supplémentaire par Beijing newsroom; Édité par Raju Gopalakrishnan
La Chine a fermé de vastes zones de son espace aérien pour une période prolongée.

La Chine a fermé de vastes portions de son espace aérien au-dessus des mers Jaune et de Chine orientale, près de Shanghai, jusqu'au 6 mai 2026. La superficie totale des zones fermées est d'environ 73 000 kilomètres carrés, soit environ deux fois la superficie de Taïwan.
Au total, cinq zones d'espace aérien au-dessus des mers susmentionnées ont été fermées, dont deux, pour ainsi dire, se situent en direction de la Corée du Sud, et trois plus au sud, en direction de Kagoshima, au Japon.
Ces restrictions, qui attirent une attention particulière, ne comportent pas de limite de hauteur, ce qui est inhabituel pour l'introduction de restrictions exclusivement destinées à l'aviation civile.
Il est à noter que les vols civils seront peu affectés, un couloir aérien spécial ayant été mis en place pour l'approche de Shanghai par l'est. Cependant, les vols en transit nécessitent un enregistrement supplémentaire, conformément aux exigences NOTAM de la Chine.
Ce qui est également inhabituel, c'est que les restrictions d'espace aérien militaires chinoises durent généralement quelques jours, une semaine au maximum. Or, cette période est bien plus longue. De plus, il s'agit d'un incident isolé. Cela pourrait indiquer des préparatifs de longue haleine en vue d'opérations de grande envergure menées par l'Armée de l'air et la Marine de l'Armée populaire de libération, des répétitions de scénarios impliquant une possible ingérence des États-Unis, du Japon ou de la Corée du Sud dans les plans de l'Armée populaire de libération, et un renforcement général de la préparation au combat dans la direction orientale.
Les zones fermées sont situées à des centaines de kilomètres au nord de Taïwan, elles ne sont donc pas directement reliées à la route passant par Taïwan.
Le plus haut diplomate chinois rencontre Kim, la Corée du Nord, appelle à une coordination plus étroite
BEIJING, 10 avril (Reuters) - La Chine et la Corée du Nord devraient renforcer encore la communication et la coordination dans les grandes affaires internationales et régionales, a déclaré vendredi le ministre chinois des Affaires étrangères lors d'une réunion avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, un communiqué officiel chinois.
Le ministre Wang Yi est en visite de deux jours à Pyongyang à partir de jeudi qui vise à faire avancer les liens entre les deux pays après que la pandémie de COVID-19 a gelé les échanges et alors que le nord-coréen Kim a renforcé ses relations avec Moscou.
"Face à une situation internationale mouvementée et complexe, la Chine et la Corée du Nord devraient renforcer davantage la communication et la coordination sur les grandes affaires internationales et régionales", a déclaré M. Wang à Kim, selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères.
Le média d'État nord-coréen KCNA a déclaré samedi que Kim avait également souligné la nécessité pour les deux pays d'intensifier les échanges et les contacts à différents niveaux, ajoutant que des liens plus forts étaient vitaux pour sauvegarder les intérêts partagés.
Le diplomate chinois a également déclaré que la Chine était disposée à renforcer les échanges et les interactions pour promouvoir une coopération pratique avec la Corée du Nord.
M. Wang a tenu une réunion avec son homologue nord-coréen jeudi et s'est engagé à "continuer à consolider la dynamique positive dans le développement" des relations bilatérales avec Pyongyang.
KCNA a confirmé séparément la réunion entre Kim et le ministre chinois des Affaires étrangères.
US. Le président Donald Trump devrait se rendre en Chine le mois prochain. Trump a déjà montré l'intérêt à reprendre les pourparlers avec Kim, la Corée du Nord.
En direct, guerre en Ukraine –
Moscou et Kiev ont échangé 175 prisonniers de guerre de chaque camp, selon l'armée russe
Le président russe a annoncé jeudi un cessez-le-feu en Ukraine pour la Pâques orthodoxe – samedi et dimanche – que son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky a dit avoir accepté. Notre suivi
L'essentiel
Trêve de Pâque. Un cessez-le-feu dans la guerre en Ukraine pour la Pâque orthodoxe – samedi et dimanche – a été annoncé jeudi par le président russe Vladimir Poutine, une rare pause dans les combats acceptée par Kiev.
Corps de soldats. Kiev a indiqué jeudi que la Russie avait restitué à l'Ukraine 1000 nouveaux corps présentés comme ceux de soldats ukrainiens tués au combat, dans l'un des seuls domaines de coopération entre les deux pays belligérants.
Frappes. Une frappe russe sur la région de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, a fait un mort et quatre blessés, a annoncé jeudi le chef de l'administration régionale. Un civil est mort dans une attaque de drones ukrainienne dans la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie.
Sur le terrain. Les forces russes n'ont enregistré presque aucun gain territorial en Ukraine en mars, une première depuis septembre 2023. Elles ont même reculé par endroits devant les forces de Kiev, selon l'analyse par l'AFP des données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW).
Echanges de tirs de drones entre la Russie et l'Ukraine quelques heures avant le cessez-le-feu pour la Pâque orthodoxe
La Russie et l'Ukraine ont échangé des frappes de drones dans la nuit de vendredi à samedi, quelques heures avant un court cessez-le-feu pour la Pâque orthodoxe qui débutera samedi à 15h (heure suisse). Le président ukrainien a prévenu samedi que Kiev répliquerait "coup pour coup" à toute violation de la trêve.
En Ukraine, visée par au moins 160 drones tirés par la Russie, quatre personnes ont trouvé la mort lors de frappes dans l'est et le sud du pays, selon Kiev. La région méridionale d'Odessa a été la plus durement touchée, les autorités locales rapportant la mort de deux personnes dans une frappe russe sur une zone résidentielle ainsi que des dégâts sur des infrastructures civiles.
Incendie d'un dépôt de pétrole
Dans la région de Soumy (nord-est), frontalière de la Russie, des frappes de drones sur des bâtiments d'habitation ont par ailleurs blessé 14 résidents. De l'autre côté du front, une vague de drones tirés par l'Ukraine sur la région russe de Krasnodar (sud) a provoqué un incendie dans un dépôt de pétrole et endommagé des immeubles résidentiels, selon les autorités. Et deux personnes ont été tuées lors d'une frappe de drone ukrainien sur des territoires de la région de Donetsk sous contrôle russe, ont indiqué les autorités installées par Moscou.
Ces attaques sont intervenues alors que la Russie et l'Ukraine sont convenues d'un cessez-le-feu le temps de la Pâque orthodoxe, de samedi à 16h00 (15h00 en Suisse) à dimanche soir, selon le Kremlin. Le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, et son chef d'état-major Valéri Guérassimov ont reçu l'ordre de "cesser les opérations de combat dans toutes les directions pour cette période".
Volodymyr Zelensky a de son côté déclaré que l'Ukraine "respectera le cessez-le-feu" mais répliquera "coup pour coup" à toute violation russe, dans un message publié sur X. Il avait auparavant souligné avoir déjà proposé une telle pause dans les hostilités, alors que les discussions en vue de mettre fin au conflit meurtrier - qui dure depuis quatre ans - avaient déraillé en raison de la guerre au Moyen-Orient.
Montpellier (34) : un professeur du lycée Jules-Guesde agressé et mis à terre par plusieurs élèves qui refusaient de quitter un couloir. Débrayage probable des enseignants lundi (MàJ : vidéo)
Un professeur de SVT a été agressé et mis à terre ce vendredi 10 avril par deux élèves du lycée Jules Guesde, à Montpellier. Selon un représentant syndical du lycée, l’enseignant serait intervenu entre deux cours pour demander à des élèves de quitter le couloir, comme le stipule le règlement.
L’acte de violence s’est produit ce vendredi, en début d’après-midi, au sein de l’établissement. Le professeur de SVT a demandé en vain à plusieurs élèves de quitter le couloir avant que l’échange dégénère.
Face à leurs refus d’obtempérer, il leur aurait demandé leurs cartes pour prendre leurs noms. Nouveau refus. L’enseignant aurait alors sorti son téléphone pour les prendre en photo. Un des élèves s’en serait alors pris à lui physiquement pour l’en empêcher. Sur la vidéo assez confuse circulant sur les réseaux sociaux, on voit l’enseignant gifler l’élève pour se défendre avant d’être agressé, frappé et mis au sol par plusieurs élèves. […]
Assa Traoré et le Comité Adama à l’assaut des mairies : à l’issue des élections municipales 2026, une dizaine de membres du Comité Adama sont entrés dans les conseils municipaux de différentes villes d’Île-de-France

Sonia Chaouche à Paris (75), Fenda Diarra à Ivry-sur-Seine (94), Hidi-Joubert Daniel à Beaumont-sur-Oise (95)… à l’issue des élections municipales du mois de mars, une dizaine de membres du Comité Adama sont entrés dans les conseils municipaux de différentes villes d’Île-de-France.
Le Comité Adama a été fondé en 2016 après la mort d’Adama Traoré, 24 ans, dans la gendarmerie de Persan (95). « On part des violences policières pour construire quelque chose de solide, qui va durer sur plusieurs générations », insiste Assa Traoré, sa sœur, devenue le visage du combat contre les violences policières.
[…]
La prostitution des mineurs en France en hausse de 43 % en quatre ans. 94 % sont « des femmes, des filles de plus en plus jeunes » (MàJ : 80% des bénéficiaires d’un parcours de sortie de prostitution (PSP) sont originaires d’Afrique subsaharienne)

Parcours de sortie de prostitution (PSP)


La prostitution des mineures continue de progresser en France : 704 victimes ont été recensées en 2025 par les forces de l’ordre, soit une hausse de 43 % en quatre ans, selon les chiffres publiés vendredi par l’Observatoire national des violences faites aux femmes. L’an dernier, 704 mineures – 416 victimes de proxénétisme et 288 victimes de recours à la prostitution – ont été enregistrées, précise cette instance qui relève de la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof). La quasi-totalité sont des filles (94%).
«L’exploitation sexuelle, loin de reculer, se reconfigure et la prostitution des mineurs en constitue aujourd’hui l’une des manifestations les plus alarmantes», estime la ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes Aurore Bergé. Ce sont «des femmes, très majoritairement, des filles de plus en plus jeunes, des personnes en situation de vulnérabilité, dont les corps deviennent une ressource exploitée, contrôlée, monétisée », ajoute-t-elle. […]
Le rôle du numérique s’accroît également. En 2025, pour 86% des jeunes accompagnées par l’Amicale du Nid, la mise en contact avec les clients s’est faite au moins en partie via les outils numériques, notamment Snapchat et des annonces sur des sites internet, relève la Miprof. […]
Le nombre de condamnations définitives prononcées pour proxénétisme, proxénétisme aggravé, recours à la prostitution, recours à la prostitution aggravé et tenue d’un lieu de prostitution a pour sa part doublé entre 2017 et 2024. Selon les dernières estimations officielles, 40.000 personnes seraient en situation de prostitution en France.
Montpellier (34). Interpellation de quatre mineurs après une tentative de vol d’un scooter : un enfant de 8 ans, une fille de 12 ans en fugue et deux adolescents de 15 et 16 ans

Quatre mineurs ont été interpellés après une tentative de vol d’un scooter dont un enfant de 8 ans et un adolescente de 12 ans en fugue. Les auteurs ont été remis à leurs parents compte tenu de leur profil. Ils seront convoqués devant la justice des mineurs ultérieurement
Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers minuit, un retraité aperçoit quatre ados en train d’essayer de voler un scooter, rue Louis-Braille, à proximité de l’avenue de Lodève. Les policiers se rendent sur place et constatent que le scooter est toujours là, mais que le système permettant de le démarrer a été forcé et endommagé. Les jeunes ont disparu mais les policiers retrouvent rapidement leur trace.
/image%2F0938097%2F20201026%2Fob_8f0ac5_ea1b2967f8617ac0a851b1bb95531b50.jpg)
/image%2F0938097%2F20260206%2Fob_5e8bc1_03-islam-blanc.png)
/image%2F0938097%2F20260325%2Fob_88a46e_02.png)
/image%2F0938097%2F20260411%2Fob_4d88f2_capture-d-ecran-2026-04-11-201002.jpg)
/image%2F0938097%2F20260411%2Fob_e24d3d_capture-d-ecran-2026-04-11-201444.jpg)
/image%2F0938097%2F20260411%2Fob_5d016e_capture-d-ecran-2026-04-11-201950.jpg)
/image%2F0938097%2F20260206%2Fob_c8e304_01b-ukraine-russie-ok.jpg)
/image%2F0938097%2F20260206%2Fob_a3ddc1_04.jpg)
Commenter cet article