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Dans ce cadre, Salah Abdeslam et Maëva B. ont tous deux été placés en garde à vue mardi 4 novembre par les enquêteurs de la SDAT pour ces soupçons d’échange illicite de clé USB. Mais l’enquête a rapidement pris une nature plus inquiétante après l’examen des supports téléphoniques et informatiques de Maëva B. saisis en perquisition. D’après nos informations, il est apparu que la jeune femme entretenait une nouvelle relation intime avec un jeune homme de 20 ans, habitant à Montpellier (Hérault). Au point d’avoir scellé leur union par un mariage religieux. Maëva B. est également en contact avec une jeune femme domiciliée dans l’Isère.
Or, ces deux correspondants sont décrits comme particulièrement radicalisés. L’un souhaiterait rejoindre une organisation djihadiste à l’étranger tandis que la seconde conversait avec Maëva B. au sujet d’un projet d’attentat sur le sol français, projet dont les contours précis devaient encore être définis par les investigations.
C’est au regard des échanges entre ces trois jeunes radicalisés que le parquet antiterroriste a décidé d’élargir l’enquête initiale sur la « remise illicite d’objet à détenu » à une « association de malfaiteurs terroriste en vue de la commission d’un crime d’atteinte aux personnes ».
Fait très rare, la garde à vue de Maëva B. a pu être prolongée au-delà des 96 heures réglementaires en matière de terrorisme au motif que le projet d’action violente pourrait être « imminent ». Une dérogation qui permet d’entendre la jeune femme du Tarn-et-Garonne durant 144 heures. Son mari religieux, ainsi que sa correspondante en Isère, ont à leur tour été placés en garde à vue vendredi par les enquêteurs de la SDAT.
Après avoir vu sa garde à vue levée le jour même de son interpellation mardi 4 octobre, Salah Abdeslam a, de son côté, été réentendu brièvement jeudi dernier. Avant que la mesure soit levée à nouveau et le djihadiste réincarcéré. À ce stade, le terroriste du 13 Novembre n’apparaît pas partie prenante de ce possible projet d’action violente impliquant Maëva B.
Bien que « toujours radicalisé », « Salah Abdeslam n’apparaît pas impliqué dans un projet d’attentat », a d’ailleurs insisté, au micro de RTL ce lundi matin, Céline Berthon, la patronne de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), service cosaisi de l’enquête. La haute fonctionnaire a voulu couper court aux rumeurs d’une action terroriste impliquant le célèbre djihadiste à l’approche des commémorations des dix ans du 13-Novembre « en accord avec le parquet antiterroriste ».
D’après les investigations, Salah Abdeslam et Maëva B. avaient cessé tout contact depuis plusieurs mois. En garde à vue, la jeune femme a déclaré avoir été un temps hébergée par la famille du terroriste en Belgique.
Le Parisien
Note : le terroriste islamiste a eu le droit à avoir son propre ordinateur en prison et sa donzelle qui vient le voir ! ! la justice aujourd'hui c'est du baby-sitting !
"Tout a commencé le 15 janvier 2025 lorsque l’administration a découvert, au cours d’un contrôle, des traces de connexions de quatre clés USB entre décembre 2024 et janvier 2025 sur l’ordinateur légalement détenu par Salah Abdeslam, incarcéré au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil. Avisé deux jours plus tard, le PNAT a ouvert une enquête pour "recel d’objet illicite remis à détenu".
"Une radicalisation certaine"
Après y avoir découvert des vidéos à caractère jihadiste, les enquêteurs se sont tournés vers son ex-compagne Maëva B. qui disposait d’un permis de visite. Placée en garde à vue depuis le 4 novembre, Maëva B. a reconnu avoir remis une clé USB chargée de propagande jihadiste à Salah Abdeslam au cours d’un parloir.
Les perquisitions au domicile de Maëva B., notamment l’exploitation de son ordinateur, mettaient en évidence non seulement une "radicalisation certaine" et une "fascination pour le jihad" mais aussi et surtout "plusieurs discussions ou recherches relatives à l’élaboration d’un projet distinct d’action violente", selon le Pnat." Source
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