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troisiemeguerremondiale.net

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Affirmer que l'Islam est une religion de paix, c'est admettre que la charia et le djihad sont des préceptes humanistes. Ce blog a pour but de démontrer que nous nous dirigeons droits vers une guerre de religion

Publié le par 3guerremondiale
Publié dans : #Les infos les plus cruciales

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Les infos du 1 aout  2026

 

 

 

Logos actualité

 

 

 

EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient :

l’Iran accuse les Etats-Unis de favoriser l’« escalade des tensions »

 

« Tout pays qui se dresse comme bouclier défensif de l’Amérique criminelle et agresseuse sera voué aux flammes de la guerre », a menacé le chef de l’armée iranienne, le général Ali Abdollahi.


 

14:14  L’essentiel

Le point sur la situation, samedi 1ᵉʳ août en début d’après-midi

 

  • L’armée iranienne a accusé les Etats-Unis de favoriser l’« escalade des tensions » dans la guerre au Moyen-Orient, et a mis en garde les alliés de Washington dans la région, leur demandant de « reconsidérer leur coopération ».
  • Vendredi, le président américain, Donald Trump, avait menacé de frapper l’Iran « très fort », alors que des médias américains ont rapporté que Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs ce week-end, qui viseraient notamment des infrastructures énergétiques.
  • Un pétrolier a été frappé par un « projectile non identifié » samedi, au large de la ville côtière de Limah, à Oman, à l’entrée du détroit d’Ormuz, a annoncé l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
  • Les ambassades américaines dans plusieurs capitales du Moyen-Orient ont mis en garde les citoyens américains contre une éventuelle « escalade » du conflit régional et les ont exhortés à se tenir prêts à quitter la région.
  • Les autorités égyptiennes ont appelé à éviter « l’escalade » et les « spéculations » après l’incident survenu dans le port égyptien de Damiette, où deux navires gaziers ont été frappés cette semaine par un drone.

 


 

14:02

Des ambassades américaines appellent leurs citoyens à « envisager de quitter » le Moyen-Orient

 

« Les Américains présents dans la région devraient envisager de partir, ou être prêts à partir en cas d’escalade », précise une alerte de sécurité dont des versions ont été publiées sur les réseaux sociaux par les missions américaines à Amman, Jérusalem et Bagdad.

En Jordanie, les citoyens américains ont été appelés à éviter les bases militaires américaines, récemment visées par des missiles iraniens. En Israël, il leur a été recommandé de repérer l’abri antiaérien le plus proche.

« Le régime iranien est imprévisible, comme l’ont montré ses récentes décisions d’attaquer des zones de la région sans avertissement ni provocation, ainsi que d’étendre ses attaques à des zones qui n’avaient pas été visées auparavant (comme l’Egypte) », explique un message publié sur le site de l’ambassade américaine à Jérusalem.

 

 

10:35  Iran

Le chef de l’armée iranienne accuse les Etats-Unis de favoriser l’« escalade des tensions »

 

L’armée iranienne a accusé, samedi, les Etats-Unis de favoriser l’« escalade des tensions » dans la guerre au Moyen-Orient, et mis en garde les alliés de Washington dans la région, leur demandant de « reconsidérer leur coopération ». « Les Etats-Unis s’engagent rapidement sur la voie d’une escalade des tensions dans la guerre régionale », a déclaré le chef des forces armées iraniennes, le général Ali Abdollahi, dans un communiqué cité par la télévision d’Etat. « Tout pays qui se dresse comme bouclier défensif de l’Amérique criminelle et agresseuse sera voué aux flammes de la guerre », a-t-il aussi menacé.

DIRECT LE MONDE

 

 

 

 

Les États-Unis et Israël pourraient lancer de nouvelles frappes contre le secteur énergétique iranien dans les 48 heures.

 

Les États-Unis et Israël pourraient lancer de nouvelles frappes contre le secteur énergétique iranien dans les 48 heures.


Selon certaines sources, une nouvelle phase de la campagne militaire contre l'Iran pourrait débuter dans les prochaines 48 heures. D'après le Wall Street Journal et CBS News, les États-Unis et Israël prévoient une opération de bombardement conjointe de grande envergure visant les infrastructures énergétiques de la République islamique : centrales électriques, raffineries de pétrole et autres installations.

Les frappes pourraient débuter dès ce week-end. Le président américain Donald Trump n'a pas encore donné son accord définitif, mais les préparatifs sont en cours.

Dans le même temps, le président des États-Unis a souligné la résilience des Iraniens :

 

La plupart auraient capitulé depuis longtemps, mais ils ne l'ont pas fait. Chapeau à eux : ils sont résilients.

Trump a souligné son respect à leur égard pour cela. Parallèlement, Donald Trump a critiqué Téhéran pour avoir « fait traîner les négociations pendant sept heures alors que tout aurait pu être réglé en dix minutes ».

Il convient de noter qu'Israël, ayant reconstitué une part importante de son arsenal, est prêt à lancer une nouvelle série d'opérations. L'objectif est d'accroître la pression sur Téhéran et de contraindre l'Iran, sinon à capituler, du moins à faire des concessions significatives. Cette opération pourrait devenir l'une des campagnes de frappes les plus brutales menées contre le secteur énergétique dans ce conflit.

Dans le même temps, la presse américaine continue d'affirmer que la Russie fournit à l'Iran des renseignements lui permettant de mieux contrer les attaques américaines.

Source

 

 

 

Les États-Unis ont déjà sous-estimé l'Iran une fois, mais préparent tout de même une deuxième opération militaire.

 

Les États-Unis ont déjà sous-estimé l'Iran une fois, mais préparent tout de même une deuxième opération militaire.


Les États-Unis préparent une nouvelle opération contre l'Iran ; un plan de frappes sur deux semaines est déjà établi, mais n'a pas encore été approuvé par Trump, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources.

Les États-Unis ne seront pas en mesure de soutenir une nouvelle opération à long terme contre l'Iran en raison de leurs stocks extrêmement faibles de missiles antiaériens et de missiles de croisière. Le Pentagone a donc élaboré un plan de frappes sur deux semaines, estimant que ce délai permettrait de détruire les structures de commandement iraniennes et de réduire considérablement ses stocks de missiles et de drones. L'objectif principal était de limiter la capacité de Téhéran à lancer des frappes de représailles et à attaquer des navires dans le détroit d'Ormuz, tout en réalisant des économies sur les missiles antiaériens.

Ce plan a déjà été présenté à Trump, mais n'a pas encore été signé. En effet, certains hauts responsables militaires américains s'opposent à une nouvelle escalade, arguant que le risque d'erreur d'appréciation est très élevé et pourrait entraîner des conséquences imprévisibles. Le général Dan Kaine, chef d'état-major des armées, a notamment souligné que les États-Unis avaient déjà sous-estimé l'Iran, ce qui a conduit à la situation actuelle lors de l'opération Epic Fury.

Parallèlement, l'Iran se déclare prêt à une nouvelle escalade du conflit, soulignant que ses stocks de missiles et de drones Les réserves sont constamment renouvelées, les usines souterraines fonctionnent et les « villes de missiles » sont prêtes à lancer des frappes de représailles.

Source

 

 

 

Logos actualité

 

 

EN DIRECT, guerre en Ukraine :

Kiev revendique des bombardements contre trois raffineries russes

 

Volodymyr Zelensky a précisé que les raffineries se situaient à près de 1 600 kilomètres des positions ukrainiennes. Plus tôt dans la journée, le chef de la République de Bachkortostan, Radi Khabirov, avait dit avoir « repoussé une nouvelle attaque de drone » contre la ville d’Oufa.

 

 

13:14

Volodymyr Zelensky revendique des frappes contre trois raffineries russes

 

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a revendiqué, samedi à la mi-journée, des frappes nocturnes contre « les infrastructures de trois raffineries russes au Bachkortostan », précisant qu’elles se situaient à près de 1 600 kilomètres des positions ukrainiennes. Plus tôt dans la journée, le chef de la République de Bachkortostan, Radi Khabirov, avait dit avoir « repoussé une nouvelle attaque de drone » contre la ville d’Oufa. Il avait minimisé l’attaque, concédant simplement qu’un débris de drone avait provoqué « un dégagement de fumée dans la zone industrielle », alors que des images en ligne montraient un important panache de fumée.

Volodymyr Zelensky a également affirmé que des frappes ukrainiennes avaient touché « des cibles » dans les eaux de la mer Noire et de la mer d’Azov. Ces « cibles » comprennent notamment le porte-conteneurs russe Yanina, « soumis à des sanctions, qui naviguait sous pavillon russe et avait une capacité de plus de 100 000 tonnes », a dit le président ukrainien, quelques minutes après que la Société nationale pour l’énergie atomique russe (Rosatom) a annoncé que ce même navire avait coulé.

 


 

13:00  L’essentiel

Le point sur la situation, lundi 1er août à 13 heures

 

  • La Russie a mené une « frappe massive » contre Kiev, dans la nuit de vendredi à samedi, tuant neuf personnes et en blessant 30 autres. « Comme d’habitude, les Russes ont frappé des immeubles d’habitation ordinaires », a dénoncé Volodymyr Zelensky, qui a déploré un manque de systèmes d’interception.
  • L’attaque russe contre la capitale ukrainienne a endommagé l’ambassade de la Lituanie, provoquant l’ire du pays balte. Son président, Gitanas Nauseda, a dénoncé « une nouvelle attaque brutale ». « Cela nous rappelle une fois de plus que la terreur russe ne connaît aucune limite », a-t-il poursuivi.
  • De son côté, la Russie dit avoir ciblé « des entreprises du complexe militaro-industriel et des centres logistiques ukrainiens ». Moscou dit avoir touché des usines fabricant ou entreposant des produits nécessaires à la fabrication de missiles, de drones, de radars et de systèmes de brouillage, ce que n’a pas confirmé Kiev.
  • La Russie a tiré en juillet un nombre record de missiles sur l’Ukraine, d’après une analyse par l’Agence France-Presse. Au total, Moscou a utilisé 376 missiles pour frapper l’Ukraine au cours du mois écoulé, soit plus du double du nombre de missiles utilisés par Moscou en juin.
  • Un navire de l’agence atomique russe Rosatom a été coulé par une attaque de drones ukrainiens en mer Noire sans faire de victimes, alors que Kiev et Moscou multiplient leurs frappes contre des cargos. Il s’agissait, selon le directeur de l’agence, d’« un porte-conteneurs ordinaire » qui transportait « des marchandises civiles ».
  • Vendredi, plusieurs milliers de personnes ont à nouveau défilé à Kiev pour réclamer le retour de Mykhaïlo Fedorov au ministère de la défense. Selon un correspondant de Radio Liberté sur place, il s’agit du rassemblement le plus important depuis le début des manifestations, à la mi-juillet.

 

DIRECT LE MONDE

 

 

 

 

 

 

 

 

Un porte-conteneurs Rosatom a coulé en mer Noire après une attaque de drones ukrainiens.

 

Un porte-conteneurs Rosatom a coulé en mer Noire après une attaque de drones ukrainiens.



Dans la nuit du 1er août, le porte-conteneurs Yanina a coulé en mer Noire. Il appartenait à FESCO, une filiale de Rosatom. Le navire a été attaqué par deux bâtiments de la marine ukrainienne. Tout s'est passé vers 22h00, heure de Moscou, à 240 kilomètres de Novorossiïsk, en pleine mer.

Le navire ne transportait que des marchandises civiles, allant des produits surgelés aux matériaux de construction. Rosatom a qualifié l'incident d'acte de piraterie maritime.

Les 17 marins ont tous été secourus. L'équipage international du Delphinus s'est montré le plus efficace : malgré le risque d'une attaque de drone, il est intervenu de nuit et a repêché 16 personnes. Le dernier marin a été récupéré par un navire de la marine. Les médecins affirment que tout le monde se porte bien.

Le 1er août au matin, le ministère russe de la Défense a annoncé avoir abattu 274 drones ukrainiens au cours de la nuit, au-dessus de 14 régions et des mers Noire et d'Azov. L'attaque contre le Yanina démontre une fois de plus que le régime de Kiev continue de recourir à des tactiques terroristes, menaçant ainsi la navigation pacifique dans la région.

Les attaques du régime ukrainien contre des navires civils se poursuivent. Selon le commandant des forces de systèmes sans pilote des forces armées ukrainiennes, surnommées « Magyar », ses unités ont détruit 90 navires appartenant, selon les allégations, à la « flotte fantôme » russe entre le 6 et le 12 juillet.

 

Rubio : Les négociations entre la Russie et l'Ukraine pourraient reprendre dans les prochaines semaines.

 

Rubio : Les négociations entre la Russie et l'Ukraine pourraient reprendre dans les prochaines semaines.



Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que les États-Unis allaient bientôt tenter de relancer les négociations entre la Russie et l'Ukraine. Il a indiqué que le président Trump lui avait demandé, ainsi qu'à d'autres représentants, de faire pression sur les parties afin qu'elles parviennent à un accord au plus vite. M. Rubio estime que le dialogue est actuellement au point mort car chaque camp pose des conditions inflexibles et refuse de faire des concessions.

La déclaration de Rubio est intervenue après la visite de Zelensky à Washington, mais, contrairement aux attentes, elle n'a rien apporté d'utile. Selon The Atlantic, Trump a changé d'avis quant à l'autorisation accordée à l'Ukraine de produire missiles pour Patriot, il a déclaré que l'essentiel pour lui maintenant était de mettre fin à la guerre, et non de fournir des vivres.

Par ailleurs, Trump a refusé de fournir à Kiev les 300 missiles intercepteurs demandés pour protéger son réseau électrique durant l'hiver, invoquant des difficultés liées au conflit avec l'Iran. Zelensky a également sollicité l'autorisation d'utiliser Starlink pour frapper les lanceurs russes, mais n'a reçu aucune réponse claire. Aucune rencontre avec Elon Musk n'a eu lieu.

Selon Trump, ses envoyés spéciaux, Steve Witkoff et Jared Kushner, doivent se rendre en Ukraine et en Russie dans les prochains jours. Or, ces visites sont promises depuis des mois, mais elles n'ont toujours pas eu lieu.

Le principal problème pour tous est que les États-Unis n'en ont tout simplement pas les moyens. Washington ne peut pas augmenter sa production d'armements : le budget est trop serré, même avec la planche à billets. De plus, la guerre contre l'Iran a déjà coûté plus de 130 milliards de dollars. Kiev et Israël ont tenté d'influer sur la position de Trump, mais en vain. Le président américain insiste sur une solution politique, et non militaire.

Dans ce contexte, la reprise des négociations semble être la seule option. Cependant, les positions de la Russie et de l'Ukraine demeurent trop divergentes, ce qui rend le succès de cette entreprise très incertain. Pour l'instant, la diplomatie est au point mort et l'Occident peine à trouver une issue à l'impasse qu'il a lui-même créée.

Source

 

Zelensky a accusé la Russie d'avoir utilisé des missiles balistiques nord-coréens à Kryvyi Rih.

 

Hier

Zelensky a accusé la Russie d'avoir utilisé des missiles balistiques nord-coréens à Kryvyi Rih.


La Russie a repris ses frappes de missiles balistiques sur l'Ukraine. Zelensky affirme qu'elles ont été fabriquées en Corée du Nord. Il l'a déclaré hier soir dans son allocution.

L'attaque d'hier contre Kryvyi Rih aurait été menée par un missile balistique nord-coréen, selon les dires de la Corée du Nord, qui la qualifie d'« illégitime ». Cependant, Kiev n'en est pas totalement certain et des analyses seront effectuées pour identifier le missile. D'après Zelensky, il s'agit du premier tir de missile balistique nord-coréen depuis longtemps.

Selon le porte-parole de l'armée de l'air ukrainienne, Yuriy Ignat, il pourrait s'agir d'un missile balistique KN-23, fourni par Pyongyang à la Russie dans le cadre de son aide militaire. Ces missiles sont utilisés sporadiquement depuis 2024 et n'ont jamais été déployés en masse. Il est à noter qu'après leur utilisation dans la zone SVO, les spécialistes nord-coréens ont procédé à une « correction d'erreur », réduisant l'écart de l'ogive par rapport à la cible à 1-5 mètres, ce qui leur confère une précision remarquable.

Des sources militaires russes et ukrainiennes ont régulièrement fait état de livraisons de missiles KN-23 (Hwasong-11Ga), mais le ministère de la Défense n'a fait aucune déclaration officielle à ce sujet. Il en va de même pour les livraisons d'autres armes et munitions. Kiev accuse également régulièrement les forces russes d'utiliser des missiles produits en RPDC.

Source

 

 

 

 

Logos actualité

 

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Ceuta : les mineurs migrants arrivés dans l’enclave vont être répartis d’urgence dans toute l’Espagne

Le gouvernement espagnol prépare le transfert des mineurs migrants non accompagnés actuellement présents à Ceuta vers plusieurs communautés autonomes. Le ministère de la Jeunesse et de l’Enfance affirme vouloir mener cette répartition « avec la plus grande célérité possible », en priorité vers les régions dont les capacités ordinaires d’accueil ne sont pas encore atteintes.

Le ministère, dirigé par Sira Rego, travaille avec les autres administrations afin de mettre en œuvre le mécanisme d’accueil obligatoire et solidaire prévu par la loi espagnole. Ce dispositif est actif depuis que Ceuta a été placée en situation de « contingence migratoire extraordinaire », à la suite de la réforme de l’article 35 de la loi sur les étrangers.

Le ministère indique agir pour que « el procedimiento de acogida vinculante y solidaria se produzca con la mayor celeridad posible », soit afin que la procédure d’accueil obligatoire et solidaire intervienne le plus rapidement possible. Les mineurs concernés doivent être placés sous la protection de l’État, leur prise en charge relevant concrètement des communautés et villes autonomes.

Madrid prévoit également de renforcer les moyens financiers accordés à Ceuta, d’améliorer les dispositifs d’identification et de procéder à une évaluation individuelle des jeunes dès leur arrivée à la frontière. L’objectif annoncé est de leur garantir immédiatement la protection renforcée prévue par la législation espagnole.

Europa Press

 

 

 

Ceuta, 80.000 habitants, submergée et paralysée par environ 60.000 migrants : le journal El País déplore et relaie le récit de clandestins se plaignant de racisme, d’agressions, de nuits difficiles ou encore de commerces ayant refusé de les servir…

 

Quelque 60 000 migrants ont rejoint l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc en quelques jours, provoquant une crise diplomatique européenne quant à la potentielle suspension de l’Espagne de l’espace Schengen de libre circulation.

Selon le ministère de l’Intérieur, au moins 48 300 de ces derniers ont d’ores et déjà quitté l’enclave espagnole. (…)

RFI

(…) Marocains et Africains d’autres nationalités confondus, ont fait le chemin du retour après une nuit misérable passée à dormir dans les rues, dans les montagnes, dans le parc ou sur les socles de statues. Nombre d’entre eux n’avaient pas dîné car, jeudi, certains commerces, restaurants et bars avaient refusé de les servir, tandis que les Espagnols se contentaient de poisson frit. Ce vendredi matin, la situation était encore plus dramatique. Ceuta est complètement paralysée : marché, boutiques, épiceries, bars et cafés sont fermés. L’eau est rare et il est quasiment impossible de se procurer des cigarettes ; même les stations-service ont baissé le rideau.

Les pénuries ont poussé plusieurs milliers de personnes à rebrousser chemin, et la matinée s’est déroulée sans incident à la frontière. L’armée espagnole, mobilisée et en collaboration avec la Garde civile, et le Maroc ont également apporté leur contribution : ceux qui tentaient d’entrer à Ceuta ont été rapidement dissuadés, tandis que ceux qui quittaient la ville ont pu circuler librement. « Nous avons faim », disaient-ils en marchant vers la frontière. D’autres demandaient de l’eau et expliquaient que leurs enfants pleuraient la nuit et voulaient rentrer. Ce phénomène n’est pas nouveau ; il rappelle ce qui s’est passé en 2021, lorsque près de 10 000 personnes étaient entrées à Ceuta, mais que beaucoup étaient reparties en quelques heures. Cette fois-ci, les chiffres indiquent l’arrivée de 50 000 personnes en une seule journée, mais près de la moitié sont déjà reparties. Selon des sources policières, jusqu’à 41 personnes sont mortes en tentant de franchir la frontière. Et le bilan des décès est régulièrement mis à jour.

Le manque de vêtements, de nourriture ou de cigarettes n’est pas la seule raison du retour des migrants au Maroc. Nombre d’entre eux témoignent d’agressions nocturnes perpétrées par des habitants de leurs quartiers, et des vidéos circulant sur Internet confirment les courses-poursuites qu’ils ont dû entreprendre pour échapper aux jets de pierres dans certaines zones. « J’ai dormi dans les montagnes parce que les gens nous chassaient à coups de pierres et d’armes à feu », raconte Ali, 22 ans, qui avait rejoint la ville à la nage jeudi après-midi. « Tout est fermé pour se nourrir, les magasins ne voulaient pas nous laisser entrer », se plaint le jeune homme sur la plage, aux côtés d’un ami, alors qu’il regagnait l’eau pour traverser la frontière. Inutile de s’y aventurer : les postes frontières ont ouvert des voies terrestres où un flux continu de migrants se produit depuis des heures, et ce, encore aujourd’hui.

Ce vendredi, la marche massive vers le Maroc s’est déroulée dans le silence et la gravité. Les migrants étaient épuisés, privés de sommeil, assoiffés et, pour beaucoup, affamés. Femmes, enfants et hommes se sont mis en route dans une procession silencieuse qui s’est prolongée pendant des heures. Rien à voir avec l’euphorie qui avait envahi les rues de Ceuta jeudi, à la suite de la Coupe du monde, lorsque des dizaines de milliers de personnes – 50 000 selon certaines sources – y avaient afflué, dont seulement 13 000 environ sont reparties.

Des agressions contre les immigrés ont également eu lieu dans le centre-ville, où, vendredi, des dizaines de personnes brandissant des drapeaux espagnols attendaient l’arrivée du président espagnol Pedro Sánchez, proférant des insultes et exigeant sa démission. Ces mêmes manifestants ont dispersé le rassemblement et envahi les rues, poursuivant des adolescents pieds nus portant des sacs en plastique contenant leurs affaires ou de la nourriture. Des propos très durs envers les immigrés se font entendre dans les rues. D’autres expriment simplement leur agacement face à l’afflux soudain de dizaines de personnes dans un magasin ou un bar. Un serveur s’est plaint au téléphone que s’il gardait son bar fermé, sa nourriture se gâterait, mais il ne voulait pas ouvrir, a-t-il confié à ce journal, car tout le monde entre en même temps et il ne peut pas travailler ainsi. (…)

El Pais

 

 

 

Crise migratoire à Ceuta : 22 dirigeants européens sur 27 réclament une réunion d’urgence des ministres de l’Intérieur et envisagent le rétablissement de contrôles aux frontières, Macron refuse de signer la lettre

Cette lettre intervient alors que le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a vivement critiqué certains États membres de l’Union européenne pour leur réaction à la crise.

Les dirigeants de 22 pays de l’Union européenne ont demandé l’organisation d’une réunion d’urgence afin de discuter de la réponse du bloc à l’arrivée, cette semaine, de dizaines de milliers de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord.

Dans cette lettre, dont l’initiative revient à l’Italie et au Danemark selon des sources citées par Euronews, les États membres réclament « une visioconférence extraordinaire des ministres de l’Intérieur », estimant qu’il s’agit d’une « question urgente ».

Alors que Madrid affirme que la quasi-totalité des quelque 50 000 migrants ayant franchi jeudi la frontière entre le Maroc et Ceuta ont été reconduits, les dirigeants européens disent conserver de « sérieuses inquiétudes » concernant la situation.

Le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre portugais Luís Montenegro et le Premier ministre luxembourgeois Luc Frieden n’ont pas signé la lettre.

Le courrier était adressé à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, au président du Conseil européen António Costa et au Premier ministre irlandais Micheál Martin. L’Irlande a pris en juillet la présidence du Conseil de l’Union européenne.

Les 22 dirigeants estiment que cette réunion devrait permettre d’établir « une évaluation commune de la situation » à Ceuta et de parvenir à « un accord sur une réponse européenne coordonnée ».

« Nous ne pouvons pas permettre que des franchissements massifs incontrôlés, l’instrumentalisation de la migration ou d’autres menaces hybrides donnent l’impression qu’il est possible d’entrer illégalement dans l’Union européenne », déclarent les signataires.

Ils ajoutent qu’ils envisageront « toutes les mesures nécessaires » pour répondre à ces risques, « notamment le renforcement ou le rétablissement temporaire des contrôles aux frontières intérieures ».

« Une telle perception encouragerait de nouvelles tentatives, affaiblirait la confiance dans notre politique migratoire commune et aurait des répercussions sur l’ensemble des États membres », poursuit la lettre.

Le texte désigne également la décision du gouvernement espagnol d’accorder un statut légal à certains migrants en situation irrégulière comme un possible « facteur d’attraction » ayant contribué au déclenchement de la crise. Madrid conteste cette interprétation.

Pedro Sánchez s’en prend à certains pays de l’Union européenne

Cette lettre intervient alors que le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a dénoncé la réponse « plutôt asymétrique » de certains États européens à la crise.

« La plupart nous ont témoigné leur soutien et leur solidarité, et nous ont proposé leur aide », a écrit Pedro Sánchez samedi dans sa propre lettre adressée à Ursula von der Leyen.

« D’autres ont cependant choisi d’attaquer l’Espagne et de réclamer son exclusion temporaire de l’espace Schengen », poursuit-il.

Il semble ainsi faire référence aux appels du gouvernement de la Première ministre italienne Giorgia Meloni en faveur d’une suspension de la libre circulation entre l’Espagne et les autres pays de l’espace Schengen.

Euronews

 

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