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troisiemeguerremondiale.net

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Affirmer que l'Islam est une religion de paix, c'est admettre que la charia et le djihad sont des préceptes humanistes. Ce blog a pour but de démontrer que nous nous dirigeons droits vers une guerre de religion

Publié le par 3guerremondiale
Publié dans : #Les infos les plus cruciales

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Le 27 mars 2019

 

 

 

L'ONU condamne l'annexion du Golan et met en garde Washington

 

48 heures après la reconnaissance par l’administration Trump de la souveraineté d’Israël sur le plateau occupé du Golan, les protestations internationales sont toujours aussi vives. Lors d’une réunion consacrée au Proche-Orient à l’ONU mardi, les diplomates ont une nouvelle fois condamné la décision américaine et prévenu des conséquences déstabilisatrices de cette reconnaissance pour la région.

Seul contre tous. L’ambassadeur américain à l’ONU Jonathan Cohen a tenté de justifier la reconnaissance unilatérale par Washington de l’annexion du Golan par Israël : « Permettre le contrôle du Golan par les Syriens et le régime iranien reviendrait à fermer les yeux sur les atrocités commises par le régime d’Assad et la présence déstabilisatrice de l’Iran dans la région. Pour l’administration américaine, il est très clair qu’il ne peut y avoir d’accord de paix qui ne prendrait en compte la sécurité d’Israël sur le plateau du Golan. »

Un projet de paix qui inquiète

Mais cet accord de paix, que les Américains devraient présenter à l’issue des élections du 9 avril en Israël, inquiète les chancelleries occidentales qui redoutent que Washington ne s’affranchisse une nouvelle fois des paramètres déjà agréés par la communauté internationale. « Ces paramètres ne sont pas des options ou un menu dans lequel il serait possible de piocher à sa guise ; ils sont, pris dans leur ensemble, le socle incontournable de tout plan de paix et de toute négociation à venir », a déclaré François Delattre, le représentant français.

Justifier d'autres annexions

Les diplomates craignent aussi que cette reconnaissance - en violation des textes internationaux - ne serve de précédent pour justifier d’autres annexions comme en Crimée par exemple.

La Syrie a par ailleurs fait savoir qu’elle demandait au Conseil de sécurité de se réunir en urgence sur la question du Golan dont elle revendique toujours le contrôle.

Source

 

 

Golan: la Syrie demande une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait discuter prochainement de la souveraineté sur le plateau du Golan. La Syrie, qui exige la restitution de ce territoire annexé par Israël, a demandé une réunion d’urgence suite à la décision américaine de reconnaître la souveraineté de l’Etat hébreu sur ce plateau.

La question a ressurgi brusquement avec la décision des Etats-Unis, lundi, de reconnaître la souveraineté de l'Etat hébreu sur ce territoire occupé. Mardi, des sources diplomatiques ont fait savoir que Damas avait demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité.

La présidence du Conseil, assurée en mars par la France, doit maintenant déterminer une date pour tenir cette réunion. Si elle ne peut être organisée avant le dimanche 31 mars, il pourrait revenir à l'Allemagne qui prend la présidence du Conseil lundi de la programmer.

Il est possible qu'un vote de procédure, que peut toujours demander un des 15 membres du Conseil, empêche in fine la tenue de cette réunion, relève un diplomate. Pour cela, le pays demandeur doit recueillir neuf voix. Lors d'un vote de procédure, aucun veto n'est possible.

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Trump décrète la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, tollé à l'international

 

 

 

Le 25 mars

Le président américain Donald Trump a signé lundi à la Maison Blanche, en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le décret reconnaissant officiellement la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan.

Vers une guerre de religion, infos du 27 mars 2019

 

 

Le Maroc s’est engagé aux côtés des USA en Syrie pour combattre Daech, affirme Washington

 

Le Maroc a été partie prenante des combats contre les djihadistes de Daech* en Irak et en Syrie, selon une note dévoilée par l’Agence américaine de coopération pour la sécurité et la défense.

Couleur nationale du Maroc
La partie américaine a clairement laissé entendre que des avions de combat marocains avaient participé aux raids aériens contre les djihadistes de Daech* en Syrie comme en Irak. Dans une note annonçant la vente au Maroc de 25 chasseurs F-16C/D Block 72, l’Agence US de coopération pour la sécurité et la défense a salué la contribution apportée par ce pays nord-africain à la lutte antiterroriste:

«Cet achat est censé améliorer l’interopérabilité avec les États-Unis et d’autres alliés régionaux et renforcer la capacité du Maroc à mener des opérations de coalition, comme il l’a fait par le passé lors de sorties en vol contre Daech* en Syrie et en Irak», révèle le document.

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L’Inde abat un satellite en orbite basse et se proclame «puissance spatiale»

 

L’Inde est devenue la quatrième nation à abattre un satellite en orbite basse lors d’un exercice. Pour le Premier ministre Narendra Modi, il s’agit d’un «moment de fierté» pour son pays.

Dans un «moment de fierté», selon le Premier ministre Narendra Modi, l’Inde a abattu mercredi un satellite dans l’espace grâce à un missile ASAT. Lors d’une allocution à la nation, le chef du gouvernement indien a tenu à souligner que l’opération ne visait pas à «créer une atmosphère de guerre»:

«Nos scientifiques ont abattu un satellite en orbite basse à une altitude de 300 kilomètres […]. Notre but est d’établir la paix et pas de créer une atmosphère de guerre. Ceci n’est dirigé contre aucun pays», a déclaré M.Modi.

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Note: sauf la Pakistan

 

En Algérie, une rupture franche entre l’armée et Abdelaziz Bouteflika

 

Le 26 mars

Le général Gaïd Salah a « suggéré » de recourir à la Constitution pour constater l’« empêchement » du président. Dans le contexte actuel, cela équivaut à une quasi-injonction.

Le président Abdelaziz Bouteflika avec le général Ahmed Gaïd Salah à Alger, en 2012.

La crise algérienne a connu, mardi 26 mars, un rebondissement au plus haut niveau de l’Etat : la direction de l’armée a décidé de défier la présidence d’Abdelaziz Bouteflika. Le chef de l’Armée nationale populaire (ANP), le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, a en effet appelé à recourir à l’article 102 de la Constitution, qui prévoit l’« empêchement » du chef de l’Etat.

Le message, diffusé en boucle sur la télévision publique depuis la quatrième région militaire de Ouargla, scelle la rupture entre l’armée et le clan présidentiel. Ce geste d’Ahmed Gaïd Salah marque une nouvelle étape dans la crise qui secoue l’Algérie depuis plus d’un mois alors que des millions d’Algériens défilent chaque vendredi contre le maintien au pouvoir de M. Bouteflika aux cris de « dégagez le système ».

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Lire aussi : La crise politique en Algérie s’invite au parlement de l’Union européenne

 

Note: Plus de Bouteflika, l’Algérie va-t-elle voté encore Islam ?

 

Le professeur jordanien Eyad Qunaibi : Récompensons les non-musulmans qui nous ont soutenus suite au massacre en Nouvelle-Zélande en les invitant à rejoindre l’islam

 

Dans un message adressé en anglais « aux musulmans d’Occident » et mis en ligne sur sa chaîne YouTube le 19 mars 2019 sous le titre « Au lendemain de l’attaque de Nouvelle-Zélande : l’occasion ! », le professeur jordanien Eyad Qunaibi a déclaré que les « marques de bonté, touchantes et nobles » de non-musulmans solidaires, témoignées à la suite des fusillades contre les mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, devaient être récompensées. Le professeur Qunaibi a déclaré que « la porte est grand ouverte » pour accueillir des convertis dans les rangs de l’islam et que cette invitation à l’islam représente la meilleure des récompenses. Il a ainsi conseillé aux musulmans de profiter des hashtags populaires dans les médias sociaux au lendemain des attentats pour « présenter l’islam avec honnêteté ».

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Réactions dans le monde arabe au massacre des deux mosquées en Nouvelle-Zélande

 

Le massacre perpétré le 15 mars 2019 par le suprémaciste blanc australien Brenton Tarrant dans deux mosquées de Christchurch, Nouvelle-Zélande, dans lequel 50 fidèles musulmans ont trouvé la mort et des dizaines d’autres ont été blessés, a suscité de vives réactions dans le monde arabe et musulman. Les dirigeants arabes et musulmans ont souligné la responsabilité qui incombe à l’Occident et à la communauté internationale de protéger les musulmans contre le terrorisme et de combattre l’extrême-droite ainsi que le racisme et l’islamophobie qu’elle répand. Les organisations islamiques ont appelé à promouvoir une législation criminalisant l’incitation à la haine contre les musulmans, dans la même veine que les lois contre l’antisémitisme en vigueur dans certains pays.

De nombreux articles ont paru dans la presse arabe  condamnant le massacre, désignant la montée de l’extrême-droite et des sentiments antimusulmans comme la cause directe de l’attentat, et appelant à contenir ces éléments politiques avant qu’il ne soit trop tard. Certains articles ont accusé le président américain Donald Trump lui-même d’encourager l’islamophobie et les éléments qui la diffusent. D’autres journalistes, des porte-parole du Hezbollah et des officiels syriens et jordaniens, ont accusé l’Occident, et notamment les Etats-Unis, de fomenter la haine contre les musulmans et d’être derrière le terrorisme dans le monde, y compris les attaques perpétrées au nom de l’islam. Ils ont réitéré les théories du complot selon lesquelles l’Occident aurait créé les organisations terroristes islamiques comme l’Etat islamique, dans le but de ternir l’image des musulmans, suscitant ainsi des actes de terrorisme contre eux.

A l’inverse, d’autres auteurs ont appelé à s’abstenir de tenir l’Occident dans son ensemble responsable du massacre, soulignant que le terrorisme existe partout et que toutes les nations du monde doivent s’unir pour le combattre.

Le massacre est la conséquence de la montée de l’islamophobie en Occident, diffusée par l’extrême-droite sous la direction de Trump

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Brunei : la peine de mort par lapidation pour relations homosexuelles appliquée dès la semaine prochaine

 

 

Des peines cruelles et inhumaines telles que la mort par lapidation pour des actes sexuels entre personnes du même sexe et l’amputation pour vol qualifié entreront en vigueur la semaine prochaine au Brunei, a déclaré Amnesty International.

« Les nouvelles dispositions du code pénal du Brunei permettraient la lapidation et l’amputation comme peines (y compris pour les enfants) pour ne citer que leurs aspects les plus odieux », a déclaré Rachel Chhoa-Howard, chercheuse au Brunei à Amnesty International.

« Le Brunei doit immédiatement mettre un terme à ses plans d’application de ces châtiments cruels et réviser son Code pénal conformément à ses obligations en matière de droits de l’homme. La communauté internationale doit condamner d’urgence la décision du Brunei de mettre en pratique ces peines cruelles. »

Ces sanctions sont prévues dans les nouvelles sections du Code pénal de la charia du Brunei Darussalam qui doivent entrer en vigueur le 3 avril 2019, selon un avis discret publié sur le site Web du Procureur général.

« Légaliser des peines aussi cruelles et inhumaines est effroyable en soi. Certaines des « infractions » potentielles ne devraient même pas être considérées comme des crimes, comme les rapports sexuels consensuels entre adultes du même sexe », a déclaré Rachel Chhoa-Howard. « Ces dispositions abusives ont été largement condamnées lors de la première discussion des plans il y a cinq ans. »

Amnesty International avait exprimé de graves préoccupations au sujet du Code pénal lorsque la première phase du code a été mise en œuvre en avril 2014.

« Le Code pénal du Brunei est une législation profondément imparfaite qui contient une série de dispositions qui violent les droits de l’homme », a déclaré Rachel Chhoa-Howard. « En plus d’imposer des peines cruelles, inhumaines et dégradantes, elle restreint ouvertement les droits à la liberté d’expression, de religion et de croyance et codifie la discrimination contre les femmes et les filles. »
[…]

Amnesty International

 

Grande-Bretagne : 1000 Africaines se sont fait « repasser » les seins de force pour ne pas attirer le regard des hommes

 

La sensibilisation au repassage des seins devrait faire partie du programme scolaire obligatoire afin de protéger les jeunes filles contre les abus, a déclaré le National Education Union.

La pratique consiste à repasser la poitrine d’une fille avec des objets chauds pour retarder la croissance des seins, afin qu’elle n’attire pas l’attention des hommes.

La députée conservatrice Nicky Morgan a déclaré que les enseignants doivent aussi être éduqués, car ils ont un « rôle très important à jouer ».

Le Home Office a déclaré que les enseignants ont le devoir de signaler leurs problèmes.

‘Pas le droit de pleurer’
« Kinaya » – dont nous avons changé le nom – vit au Royaume-Uni.

Sa famille est originaire d’Afrique de l’Ouest – d’où provient le repassage des seins – et elle y a été soumise à l’âge de 10 ans.

Elle a dit que sa mère lui avait dit que « si je ne les repasse pas, les hommes commenceront à venir vers vous pour avoir des relations sexuelles avec vous ».

C’est souvent la mère de l’enfant qui se charge du repassage des seins, qui consiste généralement à chauffer une pierre ou une cuillère à la flamme, puis à appuyer, masser ou aplatir la poitrine.

Cela peut durer des mois.

« Le temps n’efface pas ce genre de douleur », expliqua Kinaya.

« Tu n’as même pas le droit de pleurer. Si tu le fais, on a fait honte à ta famille, tu n’es pas une » fille forte « . »

(…) On pense qu’environ 1 000 filles au Royaume-Uni ont été touchées par le repassage des seins.

 

 

Résolution du Parlement européen du 26 mars 2019 sur les droits fondamentaux des personnes d’ascendance africaine en Europe

 

(…)

A. considérant que le terme «personne d’ascendance africaine» recouvre les termes «Afro-européen», «Noir européen», «Afro-caribéen» ou «Noir antillais» et fait référence aux personnes d’ascendance africaine qui sont nées ou vivent en Europe ou en ont la citoyenneté;

B. considérant que les termes «afrophobie» et «racisme anti-Noirs» font référence à une forme particulière de racisme, qui comprend tout acte de violence ou de discrimination qui s’inscrit dans la continuité de violences historiques ou qui fait intervenir des stéréotypes péjoratifs et qui mène à l’exclusion et à la déshumanisation des personnes d’ascendance africaine; que cette forme de racisme est le fruit des structures historiquement répressives du colonialisme et de la traite transatlantique des esclaves, comme l’a reconnu le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe;

(…)

F. considérant que les injustices à l’égard des Africains et des personnes d’ascendance africaine qui ont jalonné l’histoire, comme la réduction en esclavage, le travail forcé, la ségrégation raciale, les massacres et les génocides qui se sont produits dans le contexte du colonialisme européen et de la traite transatlantique des esclaves, sont très peu reconnues et prises en compte par les institutions des États membres;

G. considérant que la persistance de stéréotypes discriminatoires dans certaines traditions européennes, comme la pratique consistant à se noircir le visage, perpétue des idées préconçues bien ancrées au sujet des personnes d’ascendance africaine, et peut ainsi exacerber les discriminations; (…)

(…)

K. considérant que, si les données relatives à la discrimination raciale dans le système éducatif sont limitées, les études disponibles portent à croire que les enfants d’ascendance africaine vivant dans les États membres ont de moins bons résultats scolaires que leurs camarades blancs et que le décrochage scolaire précoce est sensiblement plus élevé chez les enfants d’ascendance africaine(12) ;

L. considérant que les adultes et les enfants d’ascendance africaine sont de plus en plus vulnérables lorsqu’ils sont placés en garde à vue, de nombreux incidents violents et décès étant recensés; considérant le recours systématique au profilage racial, à l’interpellation et à la fouille discriminatoires et à la surveillance, dans le contexte d’abus de pouvoir perpétrés par les forces de l’ordre, de la prévention de la criminalité, des mesures de lutte contre le terrorisme et du contrôle de l’immigration;

M. considérant que, s’il existe des voies de recours contre la discrimination, il convient, pour lutter contre le racisme structurel rencontré par les personnes d’ascendance africaine, notamment en ce qui concerne l’emploi, l’enseignement, la santé, la justice pénale, la participation politique et les conséquences de la migration sur les politiques et les pratiques en matière d’asile, d’adopter des politiques fermes et adaptées; (…)

O. considérant que, alors que les personnes d’ascendance africaine ont grandement contribué au développement des sociétés européennes au cours de l’histoire, nombre d’entre elles rencontrent des discriminations sur le marché du travail; (…)

Q. considérant que les personnes d’ascendance africaine sont fortement sous-représentées dans les institutions politiques et législatives aux niveaux local, national et européen;

R. considérant que les politiciens d’ascendance africaine sont toujours la cible d’attaques abjectes dans la sphère publique, tant à l’échelle nationale qu’au niveau européen;

S. considérant que le racisme et les discriminations dont sont victimes les personnes d’ascendance africaine sont structurels (…)

T. considérant que les agressions afrophobes qui se sont récemment multipliées en Europe visaient directement les ressortissants de pays tiers, et en particulier les réfugiés et les migrants;

Le Parlement européen

1. invite les États membres et les institutions européennes à reconnaître que les personnes d’ascendance africaine sont particulièrement exposées aux racisme, à la discrimination et à la xénophobie et, de manière générale, jouissent de façon inégale des droits de l’homme et des droits fondamentaux, ce qui est la définition même du racisme structurel, et qu’elles doivent bénéficier, à titre individuel et collectivement, d’une protection contre ces inégalités, y compris par des mesures positives visant à promouvoir la jouissance pleine et égale de leurs droits;

2. estime que la participation active et authentique des personnes d’ascendance africaine sur les plans social, économique, politique et culturel est essentielle à la lutte contre l’afrophobie et à l’intégration de ces personnes en Europe;

3. demande à la Commission d’élaborer un cadre de l’Union pour les stratégies nationales en faveur de l’inclusion sociale et de l’intégration des personnes d’ascendance africaine;

4. condamne fermement toute agression physique ou verbale à l’encontre de personnes d’ascendance africaine dans la sphère publique comme privée;

5. encourage les institutions européennes et les États membres à reconnaître officiellement l’histoire des personnes d’ascendance africaine en Europe, y compris les injustices passées et présentes et les crimes contre l’humanité, comme l’esclavage, la traite transatlantique des esclaves ou les actes perpétrés dans le cadre du colonialisme européen, de même que les grandes réussites et les contributions positives réalisées par ces personnes, en observant, aux niveaux européen et national, la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves et en consacrant un mois de l’année à l’histoire noire;

6. encourage les États membres et les institutions européennes à observer officiellement la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine instaurée par les Nations unies et à prendre des mesures efficaces en vue de la mise en œuvre du programme d’activités y afférent, dans un esprit de reconnaissance, de justice et de développement;

7. rappelle que certains États membres ont pris des mesures de réparation fortes et efficaces au regard des injustices et des crimes contre l’humanité dont ont été victimes les personnes d’ascendance africaine, tout en tenant compte des effets durables de ces actes sur le présent;

8. invite les institutions de l’Union et le reste des États membres à suivre leur exemple en offrant, par exemple, des réparations sous la forme d’excuses publiques ou d’une restitution d’objets volés à leurs pays d’origine;

9. invite les États membres à déclassifier les archives coloniales;

10. demande aux institutions de l’Union et aux États membres de s’employer à lutter systématiquement contre les discriminations ethniques et les crimes de haine, aux côtés des autres acteurs clés, et d’élaborer des réponses juridiques et politiques efficaces et fondées sur des éléments probants à ces phénomènes; estime que si des données relatives aux discriminations ethniques et aux crimes de haine devaient être collectées, elles devraient l’être dans le seul but d’identifier les racines des discours et des actes xénophobes et discriminatoires pour lutter contre le phénomène dans le respect des cadres juridiques nationaux et de la législation de l’Union européenne en matière de protection des données;

11. demande aux États membres d’élaborer des stratégies nationales de lutte contre le racisme axées sur la réduction de l’écart entre les personnes d’ascendance africaine et le reste de la population dans les domaines de l’enseignement, du logement, de la santé, de l’emploi, des relations avec la police, des services sociaux, du système judiciaire et de la participation et de la représentation de ces personnes en politique, et d’encourager leur participation aux programmes de télévision et autres médias pour mettre un terme à leur sous-représentation ainsi qu’à l’absence de modèles pour les enfants d’ascendance africaine;

12. souligne l’importance des organisations de la société civile dans la lutte contre le racisme et les discriminations et appelle de ses vœux un accroissement du soutien financier apporté aux organisations sur le terrain aux niveaux européen, national et local;

13. invite la Commission à intégrer la question des personnes d’ascendance africaine parmi les priorités de ses programmes de financement actuels et de ceux de la prochaine période pluriannuelle;

14. demande à la Commission de mettre en place, dans les services concernés, une équipe exclusivement chargée des questions d’afrophobie;

15. insiste sur le fait que les États membres devraient pleinement mettre en œuvre et faire respecter la décision-cadre du Conseil sur la lutte contre certaines formes et manifestations de racisme et de xénophobie au moyen du droit pénal, notamment en considérant les motifs discriminatoires à l’origine d’infractions fondées sur la race ou l’origine nationale ou ethnique comme une circonstance aggravante, afin de faire en sorte que les crimes haineux à l’encontre des personnes d’ascendance africaine soient enregistrés et donnent lieu à une enquête, à des poursuites et à des sanctions;

16. demande aux États membres d’adopter une réaction efficace au regard des crimes haineux, notamment par la prise en compte, dans les enquêtes pénales, des motivations discriminatoires fondées sur la race ou l’origine ethnique ou nationale, et de faire en sorte que les crimes haineux à l’encontre des personnes d’ascendance africaine soient enregistrés et donnent lieu à une enquête, à des poursuites et à des sanctions;

17. demande aux États membres de mettre un terme au profilage racial ou ethnique sous toutes ses formes dans le cadre de l’application du droit pénal, des mesures de lutte contre le terrorisme et du contrôle de l’immigration, de reconnaître officiellement l’existence de discriminations illégales et de violences au sein de leurs forces de l’ordre et de combattre ces pratiques en dispensant à ces dernières des formations visant à lutter contre le racisme et les préjugés;

18. invite les États membres à dénoncer et à décourager le maintien de traditions racistes et afrophobes;

19. demande aux États membres de contrôler la diffusion de préjugés raciaux au sein de leurs systèmes judiciaires pénaux, de leurs systèmes éducatifs et de leurs services sociaux et de prendre des initiatives en vue de garantir l’équité des services sociaux, du système éducatif et de la justice et d’améliorer les relations entre les minorités, d’une part, et les services sociaux, les autorités éducatives et les autorités répressives, d’autre part, notamment dans le cas des communautés noires et des personnes d’ascendance africaine;

20. invite les États membres à veiller à ce que les adultes et les enfants d’ascendance africaine bénéficient d’un accès égal à une éducation et à des soins de qualité non discriminatoires et non ségrégatifs et, le cas échant, à proposer des mesures d’aide à l’apprentissage adaptées; encourage les États membres à intégrer l’histoire des personnes d’ascendance africaine dans leurs cursus scolaires et à présenter une perspective complète du colonialisme et de l’esclavage qui reconnaisse les répercussions néfastes que ces phénomènes ont eues par le passé et ont encore aujourd’hui sur les personnes d’ascendance africaine, et à faire en sorte que les enseignants reçoivent une formation adaptée à cet effet et possèdent toutes les ressources nécessaires pour aborder la question de la diversité au sein de leurs classes;

21. invite les institutions de l’Union et les États membres à promouvoir et à soutenir les initiatives favorables à l’emploi, à l’entrepreneuriat et à l’émancipation économique des personnes d’ascendance africaine aux fins de lutter contre les taux de chômage anormalement élevés et les discriminations sur le marché du travail dont elles sont victimes;

22. demande aux États membres de combattre les discriminations à l’égard des personnes d’ascendance africaine sur le marché immobilier et de prendre des mesures concrètes contre les inégalités dans l’accès au logement, garantissant ainsi une offre de logements adaptée;

23. invite la Commission et les États membres à garantir aux migrants, aux réfugiés et aux demandeurs d’asile, en tenant compte des législations et des pratiques existantes, des voies d’entrée sûres et légales dans l’Union;

24. demande à la Commission et au Service européen pour l’action extérieure de veiller, le plus efficacement possible, à ce qu’aucun fonds de l’Union ne soit mis à la disposition d’organisations ou de groupes associés directement ou indirectement à l’esclavage, à la torture et à l’extorsion de migrants noirs et africains, ou ne soutienne ou ne collabore avec ces organisations et ces groupes;

25. invite les institutions européennes à adopter, dans le cadre d’une stratégie pour la diversité et l’inclusion au sein de leur personnel, un plan stratégique pour l’intégration des minorités ethniques et raciales qui complèterait les efforts déjà déployés à cette fin;

26. invite les partis européens et les fondations politiques européennes, ainsi que les parlements à tous niveaux, à soutenir et à mettre en place des initiatives qui encouragent la participation politique des personnes d’ascendance africaine;

27. demande à la Commission de travailler en étroite collaboration avec des acteurs internationaux tels que l’OSCE, les Nations unies, l’Union africaine et le Conseil de l’Europe, ainsi qu’avec d’autres partenaires internationaux, afin de combattre l’afrophobie au niveau international;

28. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux parlements et aux gouvernements des États membres et à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Parlement Européen

 

 

 

Gironde-sur-Dropt (33) : Quand RTL présente l’accueil des migrants mineurs comme une solution au départ à la retraite des agriculteurs

 

 

 

Île-de-France : nouvelle nuit de chasse aux Roms dans plusieurs cités, 20 interpellations (MàJ)

 

Le 26 mars

La police a eu besoin de nombreux renforts tout au long de la soirée. Dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 mars, plusieurs personnes ont tenté de mener des expéditions punitives contre la communauté Rom en Seine-Saint-Denis. Les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de 20 individus.

Entre 20 heures et 3 heures du matin, au moins 3 expéditions ont eu lieu dans le département. À Clichy sous Bois, une vingtaine d’individus munis de bâtons se sont introduits dans un pavillon squatté par 23 membres de la communauté Rom. Ils ont pris la fuite. Poursuivis par les malfaiteurs, ils se sont réfugiés dans une grande surface située à proximité. Cet événement a mené à l’interpellation de 5 hommes. Deux policiers ont été légèrement blessés.

À Bobigny, une cinquantaine d’individus armés de couteaux et de bâtons ont incendié 2 camionnettes de Roms et un véhicule particulier, en bordure de la nationale RN3. Les forces de l’ordre ont interpellé 7 personnes. Dans cette même ville, une rixe a éclaté entre des Roms et une quinzaine d’individus armés qui avaient suivi une camionnette. Cela a donné lieu à 5 interpellations. Des incidents ont également été signalés à Aubervilliers, Noisy-le-Sec et Bondy.

Ces faits font suite à une rumeur qui circule dans le département depuis quelques jours, selon laquelle des personnes de la communauté Rom tenteraient d’enlever des enfants et des adolescents dans les rues de leurs villes. La préfecture a déjà communiqué en indiquant qu’il s’agissait d’une fake news.

RTL

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